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Suite à notre article sur le foil idéal pour débuter le wingfoil, il est temps de se poser la même question pour la planche de wing. Nous avons déjà pu voir que peu de marques misaient sur des boards entièrement dédiées au wingfoil (seul F-One et Sroka au moment où je rédige cet article). Nous avons donc pu établir certains critères importants quant au choix de sa planche de wing.

Il faut savoir que j’adore le surf et le supfoil depuis déjà 3 ans. Là où je commençais à m’ennuyer de devoir pomper comme un dingue jusqu’à la prochaine vague, les wings se sont ouvertes à moi et au reste du monde. L’avantage du wingfoiling dans les vagues est que vous pouvez obtenir une véritable expérience de surf-foil sur la vague avec peu de considération pour l’aile. Il faut également bien maitriser sa planche et la pratique du foil, c’est là l’élément le plus important et celui qu’il faut maitriser en premier, d’où l’indispensabilité de choisir une planche adaptée (à défaut d’être dédiée).

La Rocket Wing V2 de F-One : La première planche dédiée au wingfoil.

Les critères importants à prendre en compte pour sa planche de wingfoil

La planche que vous choisirez aura un effet énorme sur votre courbe d’apprentissage, votre progression, votre plage de vent et vos performances potentielles. Un mauvais choix de planche peut être préjudiciable à votre apprentissage et à votre progression.

Règle N°1 : Ne pas trop s’éloigner de votre volume de planche habituel

Comme le savent la plupart des rideurs, la taille est importante (sans mauvais jeu de mots). C’est particulièrement vrai en wing. Vous avez besoin de suffisamment de flottabilité pour faire flotter votre poids et de suffisamment de stabilité pour vous tenir debout sur la planche. La solution la plus simple serait d’acheter la plus grande planche, mais cela aura aussi un effet négatif sur votre expérience et votre courbe d’apprentissage. Une planche plus grande, bien qu’elle soit plus facile à gérer niveau stabilité, sera plus difficile à soulever hors de l’eau, à manœuvrer et plus difficile à manier dans les vagues.

Règle N°2 : Privilégiez certains shapes et caractéristiques de planche

Après avoir échangé longuement entres nous, en est ressorti le fait qu’il ne faille pas s’éloigner trop de ces côtes de planches habituelles Par exemple, si vous ridez habituellement une planche de SUP de 110 litres, vous pouvez rester sur un volume similaire tout en cherchant une planche plus courte (en longueur par en largeur !). De manière générale, une bonne planche de wing peut avoir moins de volume que votre paddle habituel, mais une conception carrée et un rocker plus plat. Le mât du foil ajoutera quant à lui de la stabilité et l’aile avant de la maniabilité.

De plus en plus intégré par les marques, le wingfoil est pris en considération lors de la création des shapes (notamment ici avec le Sky Rider de Sroka).

Les tailles et les recommandations varient selon la conception, mais si vous êtes un supfoiler intermédiaire ou expérimenté (ce que nous conseillons avant de passer sur du wingfoil), cela vous donnera un point de départ idéal pour continuer votre progression.

  • Pour les wingeurs de moins de 65 kg : 85 – 110 L de volume de planche,
  • Pour les wingeurs de moins de 85 kg: 95 -120 L de volume conseillé,
  • Pour les wingfoileurs allant de 85 à 120 kg: Un volume supérieur à 120 L est conseillé.

Ces chiffres sont donnés à titre indicatifs, il y a toujours des exceptions et des facteurs qui peuvent modifier les caractéristiques à prendre en compte (surface de la wing, niveau du rideur, foil utilisé etc.) Si vous y parvenez, une planche plus courte se lèvera plus facilement grâce à la réduction de la tension superficielle (aussi appelée aspiration) sur le devant de la planche. En plus de la maniabilité accrue, la conception courte et large permet également d’obtenir une meilleure courbe d’accélération.

Règle N°3 : Comme en foil, privilégiez le Kicktail

La partie surélevée à l’arrière du tail (souvent un pad en mousse intégré ou à poser) se nomme « le kicktail ». Il a été conçu pour que les foileurs puissent faire basculer la planche sur le foil avec moins d’effort et plus de maniabilité. Les planches à tails droits agissent comme un frein dans l’eau lorsque vous essayez de faire basculer le foil.

A défaut d’avoir un tail surélevé, vous pouvez opter pour un pad kicktail.

C’est une caractéristique intéressante pour le wingfoil dans les vagues, mais encore plus utile pour le foil tout court. En effet, il faut plus de temps pour atteindre la vitesse de vol avec l’énergie éolienne qu’avec l’énergie d’une vague déferlante. Un planchiste expérimenté peut commencer à pomper de cette façon avant d’atteindre sa vitesse de vol.

Règle N°4 : Le poids de la planche est aussi déterminant

Clairement, cette caractéristique se retrouve dans tout l’univers du foil (kitefoil, windfoil etc.). Une planche plus légère est (en plus d’être moins embêtante à transporter ^^) se lèvera toujours plus facilement et sera, de manière générale, plus maniable. Une planche légère en wingfoil est préférable, la traction exercée par une aile de wing étant toujours (et surement pour toujours) inférieure à celle d’un kite ou d’une voile. Explication simple et efficace mais pas toujours réfléchie lors de l’achat (une pensée à Timothée et sa planche de SUPfoil faite dans son garage). Aujourd’hui, les grandes marques comme Fanatic, JP-Australia ou encore Naish doivent réfléchir à l’idée de sortir des planches de SUPfoil gonflables. A tester absolument dès leurs sorties !

Règle N°5 : Ne pas oublier les inserts de footstraps

Les inserts de footstraps sont une caractéristique à prendre en compte avant de faire l’achat d’une board. Si vous comptez investir dans une planche, il est bon de savoir qu’elle vous aidera à progresser au-delà de vos prétentions. Le fait d’avoir des footstraps permet au rider d’avoir un meilleur effet de levier et une connexion plus sûre à la planche. C’est particulièrement important pour les manœuvres difficiles. Pas tout le monde n’est Kai Lenny et avoir des inserts à disposition permet d’adapter sa position, de réduire la fatigue et donc les risques de blessure. Rien n’oblige à mettre des footstraps, mais pouvoir le faire restera toujours une option intéressante.

La dernière planche signée JP-Australia “wingready” avec ses inserts de straps.

Les 5 critères ci-dessus sont ceux qui, pour nous 3, ont de l’importance si la destination de la planche de SUP est essentiellement liée à une pratique wingsurf. D’une manière plus globale, privilégiez les planches et volumes avec lesquelles vous êtes familiers. Je conseille même, aux débutants, de garder leurs planches habituelles de SUP afin d’apprendre à gérer correctement une wing. L’apprentissage général du wingfoil pourra alors se faire par la suite avec plus de réussite et via du matériel 100% optimisé wingfoil. Nous restons tous les trois à l’affût des dernières sorties et nouveautés en la matière et ne manquerons pas de vous tenir informé des informations récentes. Il ne fait aucun doute que de plus en plus de planches et de foils seront destinés à une utilisation en wing uniquement pour ensuite déboucher sur des compétitions et ainsi de suite.

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Amies wingeuses, amis wingeurs, à très vite !